Coûts de stockage : quels sont les différents coûts d’un stock ?
On le sait tous – avoir un stock coûte de l'argent et l'équilibre n'est pas toujours facile à trouver.
En effet, le sur-stockage risque de déboucher sur des charges de stockage importantes. Sans compter les risques d'avaries ou de dégradation des produits stockés. Inversement, le sous-stockage peut mettre en péril la chaîne d'approvisionnement, avec un risque accru de rupture de stock, de perturbation des ventes et, in fine, de perte de clients.
Pour trouver le juste équilibre, il est indispensable de réaliser le calcul de son coût de stockage. Avoir une vision objective du coût que représente son stock permet ainsi à l'entreprise d'identifier des pistes d'optimisation concrètes.
Mais qu'est-ce que le coût de stockage exactement et quels éléments doit-on prendre en compte pour le calculer ? Transport Express fait le point dans cet article.
1. Qu’est-ce qu’un coût de stockage ?
Le coût de stockage, c'est l'ensemble des charges liées au stock. En moyenne, on estime que les coûts de stockage représentent 25 % de la valeur du stock. Il est à noter que le calcul du coût de stockage tient compte de tous les coûts liés au stock entre le moment où les marchandises entrent dans le stockage et celui où elles en sortent.
2. Quels sont les coûts de stockage ?
On considère qu'il existe trois types de coûts de stockage :
- le coût de préparation ;
- les coûts de possession de stock ;
- et les coûts de pénurie.
Le coût de préparation
On peut aussi parler de coût de commande ou de coût de réapprovisionnement du stock. Il s'agit tout simplement des coûts liés au fait de commander des produits à des fournisseurs.
Le coût de préparation inclut deux éléments principaux :
- Les coûts liés au processus même de la commande : ce sont des coûts fixes et ils prennent généralement en compte toute la partie administrative liée à la commande. Selon les cas, il pourra s'agir des coûts générés par l'émission de commande, par le traitement des factures, par la comptabilité ou encore par tout ce qui concerne les communications avec les fournisseurs.
- Les coûts de la logistique amont : ces coûts sont des coûts variables et ils sont liés à tout ce qui concerne le transport ou encore la réception des marchandises, en particulier le déchargement et le contrôle de celles-ci.
Le montant du coût de préparation varie d'une entreprise à l'autre. Il va en effet dépendre de la nature des produits à stocker ainsi que de leur origine.
Les coûts de possession de stock
On peut aussi parler de coûts de stockage ou de détention. Les coûts de possession de stock comprennent tous les coûts liés au fait de stocker des marchandises sur une certaine période.
On distingue quatre types de coûts principaux :
- le coût de financement des stocks, c'est-à-dire le coût du capital que représente le stock ;
- les coûts liés à l'espace de stockage, c'est-à-dire le coût d'entretien des installations (par exemple, l'éclairage, le chauffage ou encore la climatisation) ainsi que le coût d'achat ou de location et les taxes foncières ;
- les coûts des services sur le stock, c'est-à-dire tout ce qui touche à la gestion du stock (informatique, manutention, inventaires, etc.) ;
- et, enfin, les coûts des risques sur les stocks, c'est-à-dire le risque de dépréciation des marchandises pendant toute la durée de leur stockage.
Les coûts de pénurie
On peut aussi parler de coûts de rupture de stock. Il s'agit de tous les frais que l'entreprise doit régler lorsqu'il y a une rupture de stock.
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Palette gerbable : définition et avantages
La palette est l'unité de charge la plus utilisée au monde. Inventée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle permet de regrouper plusieurs colis sur une surface limitée. De nos jours, la plupart des palettes sont dites gerbables.
Mais qu'est-ce qu'une palette gerbable exactement ? Quels sont les différents types de palettes disponibles sur le marché ? Et pourquoi donc utiliser une palette gerbable ? Transport Express fait le point dans cet article !
1. Qu’est-ce qu’une palette gerbable ?
Une palette gerbable, c'est une palette que l'on peut empiler sur d'autres palettes gerbables, et ce, qu'elle soit vide ou chargée. Autrement dit, il est possible de placer plusieurs palettes gerbables les unes sur les autres sans qu'il ne soit nécessaire pour cela d'avoir recours à une étagère. Bien sûr, pour que les palettes soient empilables, il convient de respecter un certain nombre de bonnes pratiques.
2. Les différents types de palettes gerbables
Toutes les palettes ne sont pas faites de la même matière et, selon le matériau que vous choisirez, la capacité de chargement, la solidité et la durabilité de vos unités de charge ne seront pas les mêmes.
La palette plastique gerbable
La palette plastique gerbable est une palette relativement économique.
Composée de polyéthylène haute densité ou de polypropylène, la palette gerbable en plastique présente l'intérêt d'être légère, solide et stable. D'où sa capacité de charge relativement importante. On peut en effet l'utiliser pour transporter des cargaisons légères à lourdes.
Sur une palette plastique gerbable, les systèmes de gerbage sont généralement composés de semelles, de pieds ou de sabots situés sous le plancher inférieur. Il est aussi possible d'y ajouter des charnières pour la transformer en caisse plastique et mieux protéger les produits des aléas liés au stockage ou au transport.
Facilement manipulable, la palette en plastique est souvent utilisée pour le stockage dans les entrepôts.
La palette métallique gerbable
Plus onéreuse que la palette plastique gerbable, la palette métallique gerbable est la palette la plus robuste et la plus solide du marché.
Fabriquée en acier galvanisé, en acier inoxydable, en aluminium ou en fonte, elle est capable de transporter des charges lourdes, voire très lourdes (jusqu'à une tonne).
Elle est composée d'un plateau plein ou ajouré en métal. On peut y ajouter des ridelles grillagées pour retenir la charge transportée, ce qui permet d'y placer les produits en vrac ou dans des sacs.
En raison de sa résistance (elle résiste même aux incendies), la palette en métal est souvent utilisée par les entreprises du BTP et les fabricants de machines-outils.
La caisse palette gerbable
La caisse palette gerbable est une alternative aux palettes classiques.
Il s'agit d'une grande caisse fixée sur une palette. Elle présente l'intérêt de mieux protéger les marchandises des chocs liés au transport et à la manutention. Comme avec une palette classique, on peut la déplacer à l'aide d'un transpalette ou d'un chariot élévateur.
Les caisses palettes gerbables sont disponibles en bois, en plastique ou en métal.
3. Les avantages de la palette gerbable
Les avantages de la palette gerbable sont nombreux :
- optimisation de l'espace de stockage ;
- optimisation de l'accès aux marchandises ;
- et optimisation du taux de remplissage des véhicules.
Optimisation de l’espace de stockage
Le gain de place - c'est le principal intérêt de la palette gerbable. En empilant les palettes les unes sur les autres, on gagne ainsi un espace précieux dans les entrepôts, quels qu'ils soient.
Optimisation de l'accès aux marchandises
La palette gerbable facilite l'accès aux marchandises, que ce soit durant la préparation de commande ou pendant la phase de chargement et de déchargement des camions. Pour cette dernière phase notamment, le fait de pouvoir transporter par transpalette plusieurs palettes en même temps de l'entrepôt aux véhicules est un gain de temps non négligeable pour les logisticiens et les transporteurs.
Optimisation du taux de remplissage des véhicules
Les palettes gerbables permettent d'optimiser le taux de remplissage des véhicules. Dans la mesure où l'on peut emboîter plusieurs palettes l'une sur l'autre, cela signifie que les transporteurs peuvent utiliser tout l'espace disponible dans un camion - à l'horizontale comme à la verticale. C'est la raison pour laquelle notre service d'affrètement n'est valable que pour les marchandises palettisées.
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Le poids volumétrique, qu’est-ce que c’est ?
Le poids volumétrique, c'est un concept spécifique au secteur du transport.
À l'origine de ce concept, il y a l'idée que, si un kilo de plumes est aussi lourd qu'un kilo de pierres, en revanche, les plumes prendront beaucoup plus de place que les pierres. Or, pour un transporteur, acheminer un kilo de plumes implique un véritable manque à gagner, dans la mesure où il pourra prendre en charge moins de marchandises que s'il transportait des pierres.
C'est pour compenser ce manque à gagner que les transporteurs tiennent parfois compte du volume d'un colis plutôt que de son poids réel lorsqu'ils facturent leurs clients.
Transport Express vous en dit plus dans cet article !
1. Qu’est-ce que le poids volumétrique ?
Le poids volumétrique est un mode de calcul qui vise à mesurer la place que prend un colis dans un véhicule. Il s’applique surtout dans le cas de colis volumineux.
Pour cela, les transporteurs calculent la densité du chargement et, lorsque le poids volumétrique est supérieur au poids réel, c'est le premier qui prévaut.
Autrement dit, si un colis est plus lourd que volumineux, le transporteur tiendra compte du poids réel. Mais s'il est plus volumineux que lourd, alors c'est la tarification liée au poids volumétrique qui sera appliquée.
2. Comment calculer le poids volumétrique ?
Pour calculer le poids volumétrique de votre colis, vous devez au préalable en connaître les dimensions précises (en centimètres). Le calcul du poids volumétrique de votre colis se fait ensuite de la manière suivante : (largeur x hauteur x longueur)/5 000.
3. Poids réel vs. poids volumétrique : quel est le poids facturé ?
Le poids facturé est toujours le poids le plus élevé.
Par exemple, vous devez faire livrer à Marseille un meuble qui pèse 50 kilos, mais mesure 120 cm de large, 100 cm de long et 100 cm de haut. Le poids volumétrique de votre meuble est donc de 240 kilos, ce qui est bien supérieur au poids réel. Dans ce cas, le transporteur tient compte du poids volume, et non pas du poids réel.
4. Quels sont les enjeux de la facturation au poids volumétrique ?
Pour les entreprises, en particulier les boutiques d'e-commerce qui envoient chaque jour un grand nombre de colis, maîtriser son poids volumétrique est intéressant aussi bien sur le plan économique que sur le plan écologique.
Un enjeu économique
C'est a priori l'enjeu le plus important.
Comme on le voit dans l'exemple plus haut, la différence entre le poids réel et le poids volumétrique peut être importante. Et les conséquences sur le plan budgétaire peuvent être significatives.
Or, comme l'a montrée une étude réalisée en 2018 par l'entreprise DS Smith, les entreprises ne prêtent pas tellement attention au taux de remplissage de leurs emballages. L'étude a en effet montré que 24 % des conteneurs transportés par bateau étaient vides. En pratique, cela signifie que le transport du vide coûte près de 46 milliards de dollars aux entreprises chaque année...
La bonne nouvelle, c'est qu'il est relativement facile pour les entreprises, en particulier les boutiques d'e-commerce qui sont coutumières des emballages beaucoup trop grands, de rationnaliser une partie de leurs coûts logistiques. Il leur suffirait en effet de multiplier les tailles d'emballage pour qu'elles soient plus adaptées aux dimensions des produits.
Un enjeu écologique
L'enjeu du volume des emballages est aussi écologique. Toujours d'après l'étude réalisée par DS Smith, les conséquences sur l'environnement sont réelles, puisque le transport du vide équivaut à l'émission de 122 millions de tonnes de CO2, soit le total des émissions annuelles de l'Argentine ou de la Belgique.
Là encore, diminuer la taille des emballages permettrait aux entreprises de réduire leur impact écologique – ce qui serait bon pour la planète comme pour leur réputation auprès de consommateurs de plus en plus sensibles à la cause écologique.
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E-commerce : quels défis pour les métiers du transport et de la logistique ?
En 2021, l'e-commerce, qui était déjà florissant, a cru dans des proportions exponentielles. Alors que la majorité de la population s'est mise à faire des achats sur Internet, un nombre croissant d'entreprises ont décidé de créer une activité en ligne - parfois ex nihilo.
Or, avant de se lancer, il est indispensable de garder en tête les 6 défis actuels du transport et de la logistique. Explications.
1. La réduction des délais et des coûts
C'est l'un des principaux enjeux de la logistique de l'e-commerce.
En effet, de plus en plus de cyberacheteurs réclament d'être livrés, sinon le jour même, du moins le lendemain de leur commande. Et ce, quel que soit l'endroit où ils habitent.
Pour les boutiques en ligne, l'enjeu est de taille, dans la mesure où les conditions de livraison constituent l'un des principaux critères de choix des consommateurs.
Elles n'ont donc d'autre choix que de trouver des transporteurs qui, comme Transport Express, soient capables d'assurer des livraisons dans les délais les plus courts et à des tarifs raisonnables.
D'où le mouvement de mutualisation du transport que l'on observe ces dernières années et qui permettent aux entreprises de réaliser jusqu'à 15 % d'économies, tout en accroissant leur réactivité.
2. La maîtrise de la logistique du dernier kilomètre
Un autre enjeu majeur de l'e-commerce, c'est la maîtrise de la logistique du dernier kilomètre.
Non seulement la plupart des adeptes de l'achat sur Internet résident en zone urbaine, mais ils ont aussi tendance à multiplier les commandes de petits colis (moins de 30 kilos). Ce qui pose problème aux entreprises qui ont, pour la plupart, choisi d'implanter leurs entrepôts en périphérie urbaine, voire en lointaine banlieue.
Ce qui paraissait une manière efficace de minimiser les coûts, tout en maximisant l'espace de stockage est devenu un inconvénient. On estime aujourd'hui que la livraison du dernier kilomètre représente 20 % des frais liés au transport de colis.
Pour résoudre cet enjeu qui a un impact significatif sur les marges, un nombre croissant d'entreprises ont créé des hubs urbains, ces espaces de stockage moins vastes que leurs homologues banlieusards, mais qui présentent l'intérêt d'être situés en ville - au plus près de la clientèle.
3. La gestion de la logistique de retour
Ce n'est pas toujours évident, mais lorsque l'on fait de l'e-commerce, il est indispensable de développer une logistique de retour.
C'est en effet un droit légal pour les consommateurs de pouvoir renvoyer leurs produits sous quinze jours. De plus, c'est un argument marketing crucial, notamment dans des secteurs comme l'habillement où les clients tendent à acheter plusieurs tailles pour faire leur choix.
Or les retours doivent faire l'objet d'une logistique spécifique si l'on veut en maîtriser le coût.
4. La digitalisation des opérations
Autre enjeu : la digitalisation des opérations qui est cruciale pour pouvoir passer à l'échelle.
En pratique, cela implique plusieurs choses :
- pouvoir gérer ses stocks de manière performante, notamment en pilotant les flux et en mettant à jour son site Internet en temps réel ;
- connecter son système d'information avec celui de son transporteur afin de pouvoir proposer une option de tracking aux cyberacheteurs, lesquels souhaitent de plus en plus pouvoir suivre l'évolution de leur expédition.
5. La gestion du personnel en fonction des pics d’activité saisonnier
L'e-commerce est une activité, souvent marquée par une forte saisonnalité. Les boutiques en ligne doivent donc être capables de faire face à des pics d'activité, parfois importants.
Pour ce faire, elles ont tendance à embaucher des intérimaires de manière ponctuelle. Cela implique, bien sûr, de développer des modes de formation efficace, mais également de mettre en place des garde-fous pour limiter au maximum les erreurs dans la préparation des colis. Car un colis mal préparé représente un coût financier et marketing important pour l'entreprise.
6. La maîtrise de l’activité sur l’environnement
C'est un enjeu croissant – aussi bien pour des raisons sociétales que marketing.
D'après le ministère de l'Environnement, le transport représente 31 % des émissions de gaz à effet de serre en France et c'est le transport routier qui est le moyen de locomotion le plus polluant (94 % des émissions du secteur du transport).
Or, avec l'émergence de la crise climatique, les cyberacheteurs se montrent de plus en plus sensibles à la question environnementale. Ils sont même prêts à payer plus cher pour que leur mode de consommation soit en phase avec leurs valeurs écologiques.
Pour les professionnels de la logistique, cette évolution implique de trouver des solutions logistiques et de transport qui minimisent l'impact carbone, que ce soit en créant des hubs urbains, en luttant contre le vide dans les emballages ou encore en optimisant les tournées de livraison.




